Un ETF qui surperforme sur une année peut se retrouver en bas de classement l’année suivante, sans lien direct avec la qualité de sa gestion. La performance passée reste un indicateur imparfait, mais certains fonds affichent une rentabilité soutenue grâce à des stratégies sectorielles ou géographiques atypiques.
Les écarts de frais, souvent minimes à première vue, grignotent pourtant sérieusement les gains à long terme. Derrière les meilleurs résultats, quelques ETF tirent leur épingle du jeu par une combinaison rare de diversification, liquidité et constance. Repérer ces produits exige un examen attentif des données plutôt qu’une simple consultation des palmarès annuels.
Comprendre ce qui rend un ETF vraiment rentable en 2025
Courir après la seule performance ne suffit plus. En 2025, l’ETF qui s’installe au sommet conjugue habilement plusieurs paramètres, bien au-delà du rendement brut observé sur un an. D’abord, la gestion indicielle doit offrir une réplication rigoureuse de l’indice de référence. Le fameux tracking error, cet écart discret entre l’ETF et son indice, pèse directement sur le rendement. Un ETF qui colle parfaitement au MSCI World ou au S&P 500, sans écart de route, capitalise pleinement sur le long terme.
En 2025, les ETF physiques dominent nettement, menés par des géants comme Amundi, iShares (BlackRock) ou BNP Paribas Easy. Leur force : garantir la liquidité et proposer des frais de gestion parmi les plus bas du marché. Les ETF UCITS remportent aussi la faveur des investisseurs, appréciés pour leur transparence et la sécurité réglementaire qu’ils offrent en Europe.
Pour s’orienter, il suffit de regarder les chiffres : l’encours sous gestion de l’Amundi MSCI World UCITS ETF, la profondeur de marché de l’iShares Core MSCI World, ou encore la robustesse des ETF Stoxx Europe et S&P UCITS ETF. Diversification géographique, exposition aux marchés développés et aux secteurs leaders, discipline d’investissement : la recette qui fonctionne reste la même.
Mais la surperformance ne s’arrête pas là. Limiter la rotation de portefeuille et optimiser la fiscalité font la différence sur la durée. Un investisseur averti sait qu’il faut regarder au-delà du rendement net : la robustesse de la gestion et la qualité de l’indice sous-jacent s’imposent comme références.
Quels critères regarder pour choisir les meilleurs ETF pour 2026 ?
Pour identifier les meilleurs ETF à l’horizon 2026, le premier réflexe doit porter sur les frais de gestion. Des frais sous la barre des 0,20 % sur les ETF Monde ou S&P 500, comme l’Amundi MSCI World UCITS ou l’iShares Core MSCI World, creusent l’écart sur dix ans, bien plus qu’on ne l’imagine. La liquidité se lit dans les volumes d’échange quotidiens et l’encours sous gestion. Un ETF qui franchit le milliard d’euros inspire confiance et facilite l’achat comme la revente, même en périodes agitées.
La méthode de réplication mérite attention : le physique rassure par sa transparence, le synthétique ouvre la porte à certains marchés difficiles d’accès ou émergents, comme le MSCI Emerging Markets. Le tracking error doit rester minimal : moins il y a d’écart avec l’indice, mieux l’ETF remplit sa mission.
La diversification reste une priorité. Il est judicieux de privilégier les ETF qui couvrent largement plusieurs zones géographiques (MSCI World, Stoxx Europe 600) ou secteurs (S&P UCITS ETF Banks, ETF ESG). Selon la stratégie fiscale, il faut aussi s’intéresser à la distinction entre ETF capitalisants ou distribuants, surtout en PEA ou en assurance-vie.
La notation ESG prend du poids dans le choix des ETF. Institutionnels et particuliers scrutent désormais la labellisation et l’intégration des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, un passage devenu incontournable pour capter les flux, que ce soit sur les marchés développés ou émergents.
Notre sélection : les ETF qui ont le vent en poupe pour investir sereinement
Parmi l’offre pléthorique d’ETF en 2025, certains fonds sortent clairement du lot. Leur point commun : une performance ajustée au risque et une diversification qui tient la route. Le MSCI World UCITS ETF (Amundi, iShares, Lyxor) s’impose comme la pierre angulaire d’un portefeuille global : exposition à plus de 1 500 sociétés sur vingt-trois marchés développés, frais réduits au strict minimum, liquidité exceptionnelle. L’iShares Core MSCI World (ISIN IE00B4L5Y983) jouit d’un statut privilégié auprès des institutionnels : sa réplication physique et son tracking error serré font la différence.
Portés par la solidité du marché américain, les S&P 500 UCITS ETF (Amundi, BlackRock) continuent d’attirer. La performance 2024, qui a dépassé les 24 %, renforce l’intérêt pour ces produits adossés à l’indice phare de Wall Street. Les investisseurs en quête de croissance se tournent aussi vers le Nasdaq 100 UCITS ETF, qui concentre la force de frappe des grands noms de la tech.
Côté Europe, le Stoxx Europe 600 UCITS ETF joue la carte de l’équilibre : il couvre aussi bien les grandes multinationales que les entreprises plus modestes. Pour ceux qui veulent miser sur les marchés émergents, le MSCI Emerging Markets UCITS ETF reste une porte d’entrée idéale pour tirer parti du rebond en Asie ou en Amérique latine.
Sur le terrain des thématiques, les ETF ESG et ETF dividendes séduisent ceux qui cherchent un rendement stable ou souhaitent investir avec du sens. Pour tempérer les secousses, les ETF obligations ou ETF matières premières offrent un socle de stabilité tout en permettant de surfer sur les grandes tendances du marché mondial.
Quelques conseils pratiques pour démarrer ou optimiser son investissement en ETF
Commencez par choisir l’enveloppe adaptée à votre situation : PEA, compte-titres ordinaire (CTO), assurance-vie ou PER. Chacune offre ses propres atouts et contraintes en matière de fiscalité et d’accès aux ETF internationaux. Les ETF compatibles avec le PEA, comme certains MSCI World Swap PEA ou UCITS ETF Acc, sont appréciés des Français attentifs à la fiscalité sur les plus-values.
- Contrôlez l’éligibilité PEA avant tout achat : tous les ETF ne peuvent pas y être logés.
- Pour l’assurance-vie, privilégiez les ETF référencés dans votre contrat : l’offre reste restreinte.
- En CTO, le choix est vaste : accès à l’essentiel des ETF listés à Paris ou sur d’autres bourses européennes.
Voici quelques points de vigilance à garder en tête avant d’investir :
Veillez à bâtir une allocation cohérente. Diversifiez entre zones géographiques, secteurs et devises afin de limiter l’impact d’un choc local. Le MSCI World UCITS ETF ou l’Euro Stoxx 600 UCITS ETF constituent de bons points d’ancrage pour une stratégie d’ensemble.
Portez une attention particulière aux frais de gestion : un ETF à 0,12 % par an grèvera beaucoup moins la performance qu’un concurrent affichant 0,40 %. Si la transparence vous tient à cœur, privilégiez la liquidité et la réplication physique.
N’hésitez pas à examiner la notation ESG pour ajouter une dimension responsable à votre portefeuille, ou à sélectionner des ETF thématiques en phase avec vos convictions de long terme. Restez à jour : consultez les rapports de gestion, parcourez la documentation AMF, surveillez les mouvements du marché. La réglementation évolue, les opportunités aussi, et parfois, saisir le train à temps fait toute la différence.


