Meilleur or investissement : 22 carats ou 24 carats ? Conseils d’expert

Un lingot d’or n’est pas un ticket d’or pour la fortune. La pureté fascine, mais elle ne fait pas tout. Le marché en témoigne : les investisseurs expérimentés, loin de se ruer systématiquement sur le 24 carats, gardent un œil attentif sur les pièces de 22 carats. Derrière cette préférence, une logique qui échappe parfois aux néophytes, mais qui peut faire toute la différence lors d’un achat ou d’une revente.

Les écarts entre 22 et 24 carats ne se résument pas à une simple question de chiffres : ils pèsent sur le prix d’achat, la rapidité à laquelle on peut revendre, la robustesse de l’objet, et parfois même le régime fiscal auquel il sera soumis. Saisir ces subtilités, c’est éviter bien des déconvenues sur le marché de l’or.

Ce que signifient 22 et 24 carats : comprendre la pureté de l’or

Impossible d’aborder l’investissement dans l’or sans clarifier la notion de carat. Ici, pas question de poids, mais de taux de pureté. Cette unité exprime la portion d’or véritable présente dans un objet. Un lingot ou une pièce titrant 24 carats, c’est l’assurance d’une pureté proche de l’absolu : 999 millièmes d’or. Les 22 carats, eux, affichent un alliage à 916 millièmes, le reste étant le plus souvent du cuivre ou de l’argent, selon les habitudes nationales ou les exigences techniques.

Ce mélange n’est pas accessoire. Il confère au 22 carats une solidité supérieure, c’est pourquoi il a la faveur des bijoutiers et des émetteurs de pièces destinées à circuler. Un bijou 22 carats offre une teinte profonde, une brillance plus discrète, mais il résiste bien mieux aux chocs du quotidien qu’un bijou en or pur. Les collectionneurs connaissent bien les pièces françaises comme la Marianne Coq ou la Napoléon : toutes deux illustrent ce choix d’équilibre entre pureté et résistance.

L’or pur, pour sa part, attire par sa lumière éclatante et son prestige. Les lingots d’investissement et certaines pièces, comme la Buffalo ou la Maple Leaf, affichent fièrement leur 24 carats. Ce niveau de pureté rassure autant les investisseurs particuliers que les banques centrales. C’est la norme dictée par la London Bullion Market Association (LBMA), un gage de liquidité sur les marchés mondiaux.

La France, elle, distingue ses bijoux par le poinçon en forme de coquille saint-jacques, garantissant notamment le 18 ou 22 carats. Et pour qu’il n’y ait pas de confusion : le carat dans l’or mesure la proportion, pas le poids. Cette pureté guide la valeur, mais aussi l’usage : porter tous les jours, collectionner, ou investir à long terme.

Pourquoi la pureté influence la valeur et la liquidité de votre investissement

Choisir le meilleur or investissement ne se réduit pas à sélectionner le carat le plus élevé. La pureté a une incidence directe sur la valeur et la facilité de revente. Sur la scène internationale, l’or 24 carats, principalement sous forme de lingots ou de pièces certifiées LBMA, s’impose par sa standardisation. Les grandes institutions, banques centrales en tête, apprécient cette référence : elle garantit un prix aligné sur le cours spot, sans rabais lié à l’alliage.

Cette conformité dope la liquidité. Que ce soit à Paris, Londres ou Zurich, un lingot de 24 carats se revend sans délai. L’once d’or pur, cotée en dollars, change de main avec aisance, peu importe les aléas du marché ou la place financière. Quand l’actualité mondiale s’agite ou que la politique monétaire américaine fait tanguer les marchés, l’or pur s’impose comme un rempart.

Mais le 22 carats n’est pas à écarter pour autant. Pièces historiques, produits d’assurance vie ou objets d’investissement, ils visent un public différent. Les Napoléon ou Souverains britanniques, typiquement en 22 carats, se négocient avec une légère décote due à l’alliage, mais ils offrent une résistance que l’or pur ne garantit pas. Sur le Vieux Continent, ces pièces conservent une cote solide, à condition que la demande locale suive et que les collectionneurs s’y intéressent.

Voici un aperçu des différences concrètes :

Produit Pureté Liquidité
Lingot LBMA 24 carats (999,9‰) Excellente
Napoléon 20F 22 carats (916‰) Bonne (Europe)

22 ou 24 carats : quelle option choisir selon vos objectifs et votre profil d’investisseur ?

La décision entre 22 carats ou 24 carats ne relève pas du simple goût. Il s’agit avant tout de stratégie. Ceux qui veulent pouvoir revendre rapidement, ou miser sur la valeur brute du métal, s’orientent naturellement vers le 24 carats. Lingots, lingotins certifiés, tout est prévu pour une transaction rapide et transparente, au prix du marché global, idéal pour qui vise la sécurité ou souhaite amortir les secousses économiques.

Le 22 carats, lui, attire les amateurs de pièces d’investissement, de francs Napoléon, ou de bijoux à transmettre. Ces formats, prisés pour leur robustesse, résistent à l’épreuve du temps. L’alliage, souvent rehaussé de cuivre, convient parfaitement à un usage quotidien. Sur le marché hexagonal, l’appétit pour les pièces comme la Marianne Coq ou le Souverain 22 carats ne faiblit pas, l’histoire et la matérialité comptent ici tout autant que la pureté.

Pour clarifier les choix possibles :

  • Si votre objectif est d’investir dans des lingots, lingotins ou de suivre l’évolution de l’once d’or : le 24 carats reste la référence.
  • Si vous souhaitez diversifier avec des pièces ou intégrer des bijoux carats à votre patrimoine : le 22 carats allie tradition et solidité.

La meilleure option dépend donc de votre horizon, de votre appétit pour la liquidité, et de l’importance que vous accordez à la dimension historique ou purement financière de l’investissement.

Jeune femme investisseuse comparant bracelets en or dans une boutique

Lingots, pièces, bijoux : avantages et limites des principaux produits en or

Lingots et lingotins : pureté et liquidité

Pour ceux qui privilégient la simplicité et la rapidité, les lingots et lingotins sont un choix évident. Leur pureté, dépassant souvent les 995 millièmes, séduit autant les particuliers que les investisseurs institutionnels. Avec un numéro de série gravé, un certificat d’authenticité et la conformité aux standards LBMA, l’acheteur sait exactement ce qu’il possède. Ces supports suivent presque à la lettre le cours de l’once sur les marchés internationaux. À Paris comme à Londres, la revente est directe. Leur limite ? Ils n’offrent ni dimension artistique ni valeur sentimentale, et la fiscalité à la revente peut varier selon leur origine.

Pièces : flexibilité, histoire… et prime de collection

Les pièces, francs Napoléon, Souverains, Marianne Coq, permettent d’investir en gardant un pied dans l’histoire. Leur alliage, généralement 22 carats, leur octroie une belle robustesse et une teinte chaleureuse. Leur principal atout : la souplesse d’achat et de revente, même pour de petits montants. La rareté ou l’état de conservation peuvent faire grimper leur prix bien au-delà de la simple valeur de l’or. Attention toutefois : il faut toujours se méfier des contrefaçons et procéder à des tests d’authenticité fiables (acide, XRF).

Bijoux : transmission et valeur d’usage

Le bijou carats, qu’il soit en 18 ou 22 carats, trouve sa place dans la transmission familiale. Sa résistance, adaptée au port quotidien, séduit ceux qui veulent allier investissement et plaisir de porter. Les créations de la Maison Française de l’Or ou de Godot & Fils, par exemple, incarnent cette dimension sentimentale. Mais la revente de bijoux s’avère plus ardue : fiscalité, TVA, décote sur la fonte… Peu de chances d’y retrouver la valeur financière d’un lingot ou d’une pièce d’investissement.

En fin de compte, le choix entre 22 et 24 carats, lingot ou pièce, n’est pas une simple formalité. Il engage votre stratégie, vos envies et parfois même votre histoire familiale. Sur le marché de l’or, la pureté n’est jamais qu’un début, c’est la manière de la faire fructifier qui fait toute la différence.

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